La première question que je me suis posée devant l'affiche du film a été "que peux bien signifier "twixt"?". Un titre n'est jamais anodin. Il est toujours choisit scrupuleusement, évocateur du contenu. Il ne m'évoquait rien si ce n'est quelques associations fantasques. Tout s'éclairera après son visionnage me dis-je, que nenni. Frustrée d'être toujours dans l'ignorance après la séance, j'effectue quelques recherches dont je vais vous faire part. "Twixt" est l’abréviation de "betwixt, un mot archaïque, qui a la même signification que "between", utilisé par nos contemporains anglophones. Donc par déduction, "twixt" signifie "entre". Maintenant, il s'agit de savoir ce que cela signifie dans la fiction que Francis Ford Coppola nous donne à voir et de proposer des pistes d'interprétation. "Entre" pourrait être "entre" la fiction et la part biographique du réalisateur/scénariste? "Entre" la réalité fictionnelle de l'œuvre et sa part irréelle? "Entre" les faits réels et l'inspiration de la fiction? "Entre" l'inspiration et la création? "Entre" la création et l'œuvre terminée? "Entre" la souffrance et la revitalisation? "Entre" toutes ces zones brumeuses, qu'y a-t-il, que reste-t-il, que se passe-t-il? "Twixt" semble se situer là, dans l'observation de ce qui se passe pendant le long processus qu'est la création. "Twixt" est une mise en abime magnifique esthétiquement, d'une part, […]
Par Odicele
Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 16:38
- Publié dans : En salle à Paris
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Un troisième opus à la série REC ne me tentait pas beaucoup sur le principe, le second opus ayant déjà perdu la fraicheur de la nouveauté du premier, je m'attendais à un épuisement total du filon. Etant une adepte des films de ce genre, je ne peux finalement résister à ma curiosité. Qui a dit que la curiosité était un vilain défaut, je me le demande bien ?! « [Rec]3 Génesis » est une jolie surprise. Suite ou plutôt prologue, il se démarque des précédents par un style très différent, jusqu'à pouvoir en être dissocié. Clara et Koldo se marient. C'est le plus beau jour de leur vie. Tout se passe comme prévu jusqu'au moment où l'un des convives saute à la gorge de sa femme. La fête vire alors au cauchemar. Une hystérie collective carnivore se propage à la vitesse du contact, transformant la foule en cannibales. Séparés dans la précipitation du sauve qui peut, Clara et Koldo font partis des rescapés qui tentent de survivre isolés dans la grande propriété qui a été choisie pour l'évènement. Chacun de leur côté, ils partent dans une croisade désespérée pour se retrouver. Tout en utilisant des ingrédients identiques aux précédents opus comme la caméra amateur, le réalisme environnemental des protagonistes, le kit du mort vivant boitillant et sanguinaire, « [Rec]3 Génesis » se renouvelle en prenant de la distance avec son sujet aussi bien sur le fond que sur la forme. Il se libère […]
Par Odicele
Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 15:22
- Publié dans : En salle à Paris
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"l'Oncle Charles" est une comédie sympathique et légère, à regret sans profondeur. Lorsque Corinne, Clerc de notaire dans un petit village de Bretagne, entend parler d'un sexagénère fortuné vivant à l'autre bout du monde, à l'article de la mort, qui recherche sa soeur, sa seule famille, elle y voit tout de suite un moyen d'en tirer profit. Elle s'improvise alors detective privé moyennant récompenses et embarque son entourage dans ses recherches. Très vite, elle tombe dans une impasse et invente une descendance miraculeuse, dans le but de bénéficier de l'héritage. L'arnaque se complique lorsque Charles, le mourant, débarque pour rencontrer sa famille. Malgré une idée de scénario simple mais qui promet un burlesque assumé, un casting intéressant, des dialogues et des situations souvent drôles, "l'Oncle Charles" ne décolle pas et se termine avec fadeur dans un happy end lisse qui sauvegarde une certaine morale. Pour commencer, le film s'alourdit d'un début trop long, qui a pour objectif d'introduire le personnage joué par Eddy Mitchell, Charles Doumeng, riche homme d'affaire français vivant en Nouvelle Zelande et megalomane acariâtre. Des alusions ou disgressions appuyées non indispensables, sensées enrichir le personnage viennent diluer l'entrée en matière et rendent grotesques les relations entre les personnages. De plus, le personnage si lourdement façonné se délite au fur […]
Par Odicele
Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 16:49
- Publié dans : En salle à Paris
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Combien d'hivers pour un seul été ? Voici la question qui en dit long sur "Les Bien-Aimés". Dans les années 70, Madeleine, jeune vendeuse de chaussures de luxe, se prostitue avec légèreté et insouciance pour arrondir ses fins de mois. Un jour, elle tombe éperdument amoureuse d'un de ses clients qui deviendra l'amour de sa vie, un amour passionné, compliqué mais indestructible. De cet amour naît une fille, Véra. Véra, elle, grandit avec le sentiment de n'être que le fruit de cet amour, d'en être que le témoin vivant, de ne pas avoir d'existence propre. Plus tard, elle cherche à son tour à aimer intensément et à être aimée. Même si le film, comme on l'aura compris à la lecture du résumé, se focalise essentiellement autour des personnages de la mère et de la fille, il fait la part belle aux personnages secondaires, ceux qui gravitent autour d'elles comme des abeilles. "Les Bien-Aimés", c'est l'histoire aussi de ceux-là, ces amoureux-transits, ces amis, ces compagnons d'une vie, qui ne sont pas malheureusement les élus du coeur mais qui tentent de se faire une place et qui s'accrochent à ce qu'on veut bien leur accorder. Aimer et ne pas l'être, raisonne pour eux comme un acte de bravoure. "Les Bien-Aimés" est une comédie musicale dans la même veine que "Les Chansons d'Amour", même auteur pour les chansons qui la berce, Alex Beaupain. On aime ou pas ces moments d'aparté où le […]
Par Odicele
Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 15:24
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