Lady Chatterley

Publié le par Helemn

18680450-w434-h578-q80.jpgA la Villette, en plein air, Lady Chatterley
Une histoire d'amour qui donne envie ( ou la force ) d'aimer, d'aimer comme il faut. Constance, une jeune femme riche mariée à un homme devenu infirme après la guerre, se voit pour la fin de ses jours vivre dans une chasteté altérant sa santé aussi bien physique que morale. En faisant la rencontre du garde chasse de son domaine, elle reprend vie, vigueur, espoir. Ils font l'amour, mal, mais ils font l'amour. Les sentiments petit à petit naissent. L'entourage de la jeune femme fait mine de ne rien voir ( à l'exception du mari mais n'est-ce pas naturel ). Les deux protagonistes à la fois grandioses et ridicules nous bouleversent. Pour une fois, on peut s'identifier à des" jeunes premiers", des vrais, qui s'aiment, se respectent et ne connaissent l'orgueil qui parfois accompagne le sentiment qu'on appelle amour.
 


J'ai aimé ce film avec ses défauts, ses longueurs parfois, j'ai aimé ce qu'il dit, j'ai aimé ce qu'il montre, j'ai aimé ses nuances, j'ai aimé chaque personnage, fragil, humain, beau, j'ai aimé leurs silences.
Voir Lady Chatterley au parc de la Villette en plein air, affronter le froid et le malaise qui nous prend à certain moment comme si finalement nous n'arriverions pas à tenir sous notre couverture pendant toute la projection, en vaut la peine. D'abord le film est un début de réconciliation pour ceux qui sont fachés comme moi avec le cinéma hexagonal, ensuite comme toutes les grandes oeuvres et je pèse mes mots elles demandent un peu d'effort et laissent en nous quelque chose qui nous rend un peu meilleurs.


France, 2006. Réalisation : Pascale Ferran. D'Après l'oeuvre de D.H. Laurence "Lady Chatterley et l'homme des bois". Avec : Marina Hands, Jean-Louis Coulloc'h, Hippolyte Girardot. Durée : 2h38.

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