Les Cerfs-volants de Kaboul

Publié le par Odicele

18885178_w434_h_q80.jpg1978. Afghanistan. Amir, une dizaine d'années, est un petit garçon calme qui aime écrire et raconter des histoires. Son meilleur ami, Hassan, est au service de sa famille, comme le père de ce dernier, depuis toujours. Aux yeux de railleurs, cette relation sociale de maitre à domestique exclue une amitié profonde. 
Après un concours de cerfs-volants, un incident sépare les deux garçons pourtant fortement liés. Peu de temps après, Amir et son père sont obligés de fuir leur pays.
20 ans plus tard, Amir qui vit aux Etats-Unis, est amené à retourner en Afghanistan et à honorer son ancienne amitié.

Comme le roman éponyme à grand succèes dont il est tiré, "Les Cerfs-volants de Kaboul" met en relief trois moments importants de la vie d'Amir : 10 ans, 20 ans et 30 ans approximativement. 
La première partie du film qui situe donc la fiction en Afghanistan lorsque Amir n'est qu'un petit garçon, met en scène avec beaucoup de sensibilité la relation des deux enfants. Le récit filmique semble à ce moment là mimer la fresque littéraire. 
La deuxième partie est plus anecdotique et permet seulement d'introduire sa vie d'adulte. 
La troisième partie qui est sensée exploiter la forte amitié developpée en premier est très décevante. On assiste à une avalanche de ressorts dramatiques cousus de files blancs aussi rocambolesques qu'agassants.

"Les Cerfs-volants de Kaboul" tient un sujet en or et louable, la parole qu'on donne et la fidèlité en amitié. Malheureusement, après une première partie prometteuse, il s'essouffle rapidement et son sujet semble s'être vidé de son sens et de sa grâce.
Le jeu remarquable des comédiens n'empêchera pas la transformation d'une pépite en vulgaire calcaire.

Etats-Unis, 2007. Réalisation : Marc Forster. Scénariste : David Benioff, d'après l'oeuvre de Khaled Hosseini. Avec : Khalid Abdalla, Homayon Ershadi, Zekeria Ebrahimi, Ahmad Khan Mahmidzada. Durée : 2h20mn.  

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samom 18/02/2008 20:36

Le film ne me branche pas trop
j'ai peur d'y trouver des clichés.
Amitiés

plus

Odicele 18/02/2008 23:10

Ce filme ne comporte pas tant de clichés que ça. D'ailleurs, on ne peut pas vraiment parler de clichés. Je dirais plutôt qu'il est trop optimiste et croit pouvoir supporter de multiples rebondissements et des situations melodramtique maladroitement ficelés...

Anne-Sophie 18/02/2008 13:18

Même si l'on s'effeorce de montrer un certain enthousiasme pour ce qu'on peut voir ou lire il est parfois impossible de se montrer élogieux. Un film avec un succès énorme ne craint pas une petite critique mais peut mettre en garde contre l'euphorie générale. C'est bien d'avoir des opinions tranchées même si elles ne sont pas toujours positives.

Anne-Sophie 17/02/2008 22:04

Eh bien dis-moi, toi qui te défendais d'écrire des billets négatifs, tu fais un sacré baptême ! Je n'ai pas lu le livre mais d'après les quelques extraits picorés à gauche à droite, ça ne me semblait pas fameux, un peu facile...
Ta critique me conforte dans l'idée de découvrir d'autres films comme Les liens du sang ou Juno que je n'ai pas encore eu le temps de voir.

Bonne fin de week end

Odicele 17/02/2008 22:53

Oui, j'avoue que j'ai pris un virage. Mon blog ne sera plus dédié qu'aux films que j'ai appréciés.Oui, il m'arrivera dorénavant d'écrire des billets négatifs. Mes commentaires s'efforceront d'être le reflet de mes expériences cinématographiques.Bonne fin de week end à toi aussi