The Women

Publié le par Odicele

Joli casting (Annette Bening, Meg Ryan, Eva Mendes, Jada Pinkett..) pour cette comédie, qui n'est pas sans rappeler la série "Sex and the city", portée à l'écran il y a peu de temps et qui fait la part belle aux femmes. Casting aguichant qui m'a donnée envie de voir toutes ses actrices sublimes se débattre dans un vaudeville féministe.

Mary a tout pour être heureuse, un mari fortuné qu'elle aime, une petite fille adorable, une sublime maison dans la banlieue new-yorkaise, un travail dans la mode et des amies déjantées mais fidèles. Son joli conte de fée se transforme en cauchemar lorsqu'elle apprend que son mari la trompe avec une vendeuse de parfum sexy. Que faire ? Se taire et laisser l'escapade s'essouffler d'elle même ou demander des comptes quitte à faire voler le mariage en éclats ? Mary a alors la sensation de tomber au fond d'un trou mais ne serait-ce pas l'occasion de prendre un nouveau départ ?

"The Women" est la sixième adaptation au cinéma d'une célèbre pièce de Clare Booth Luce. Je n'ai pas lu cette dernière ni vu les autres adaptations cinématographiques, donc je ne sais pas d'où vient le manque d'originalité de ce long, en tout cas cette dernière adaptation me semble, bien huilée certes, mais aussi sans saveur, sans surprise. Tout ici est classique : le scénario, les ressorts et le dénouement. Les seules ingrédients qui pimentent cette sauce sont les comédiennes et Diane English, la réalisatrice l'a bien compris. D'ailleurs, ce fut un choix ingénieux car ce long n'a pas d'autre intérêt que celui-là.

Malgré le casting de choix, la maillonaise ne prend pas. Nos comédiennes sont engoncées dans des personnages stéréotypés qui incarnent des valeurs de réussites superficielles et décadentes. Dans quel monde vivent ces "femmes" ?! pas dans le mien en tout cas!
De même aucun de ces personnages n'est touchant. Ils sont trop irréels ou inaccessibles, voire agaçants. Les seules personnages sympathiques et humains sont la gouvernante et la fille de Mary.
De plus, comment Meg Ryan peut-elle prétendre être crédible en femme, mère et amie à l'apparence et la personnalité simple, lorsqu'elle est refaite jusqu'à n'en pas pouvoir sourire et qu'elle arbore une mis-empli prodigieuse !? 
La complicité entre les quatre copines ne fonctionne pas non plus, sauf peut-être lors de la scène finale qui se déroule dans un hopital, dommage que cela vienne si tardivement.

Il y a autre chose aussi qui m'a exaspérée dans ce film, c'est la pseudo morale de cette histoire que je trouve peu réaliste et très hypocrite. On veut nous faire croire qu'il suffit d'avoir un peu de talent et de la volonté pour réussir professionnellement et pour le même coup dans sa vie privée ! C'est très facile d'obtenir ce résultat en prenant pour exemple une femme qui travaille pour passer le temps pour l'entreprise de son papa, qui lorsqu'elle décide de se lancer dans une nouvelle aventure professionnelle n'a pas à se soucier de ses revenus puisque son mari paye les factures et qui a des parents fortunés qui la soutiennent financièrement. Pauvre cendrillon des quartiers chics !

En résumé, si vous regrettez l'arrêt de la série "Sex and the city", cet avatar pourra faire office de palliatif. Ce palliatif sera très décevant car le quatuor de filles est ici en dessous, moins corrosif, moins insolent et surtout moins actuel. La seule originalité de ce film est l'absence d'homme à l'écran, un tour de force et une mise en scène qu'on peut applaudir.


Etats-Unis, 2009. Réalisation : Diane English. Scénario : Diane English, d'après l'oeuvre originale de Clare Booth Luce. Avec : Meg Ryan, Annette Bening, Eva Mendes, Candice Bergen, Jada Pinkett, Debra Missing, Cloris Leachman, Carrie Fisher, Bette Midler, India Ennenga. Durée : 1h53.

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