Les Cerfs-volants de Kaboul
1978. Afghanistan. Amir, une dizaine d'années, est un petit garçon calme qui aime écrire et raconter des histoires. Son meilleur ami, Hassan, est au service de sa famille, comme le père de ce dernier, depuis toujours. Aux yeux de railleurs, cette relation sociale de maitre à domestique exclue une amitié profonde.
Après un concours de cerfs-volants, un incident sépare les deux garçons pourtant fortement liés. Peu de temps après, Amir et son père sont obligés de fuir leur pays.
20 ans plus tard, Amir qui vit aux Etats-Unis, est amené à retourner en Afghanistan et à honorer son ancienne amitié.
Comme le roman éponyme à grand succèes dont il est tiré, "Les Cerfs-volants de Kaboul" met en relief trois moments importants de la vie d'Amir : 10 ans, 20 ans et 30 ans approximativement.
La première partie du film qui situe donc la fiction en Afghanistan lorsque Amir n'est qu'un petit garçon, met en scène avec beaucoup de sensibilité la relation des deux enfants. Le récit filmique semble à ce moment là mimer la fresque littéraire.
La deuxième partie est plus anecdotique et permet seulement d'introduire sa vie d'adulte.
La troisième partie qui est sensée exploiter la forte amitié developpée en premier est très décevante. On assiste à une avalanche de ressorts dramatiques cousus de files blancs aussi rocambolesques qu'agassants.
"Les Cerfs-volants de Kaboul" tient un sujet en or et louable, la parole qu'on donne et la fidèlité en amitié. Malheureusement, après une première partie prometteuse, il s'essouffle rapidement et son sujet semble s'être vidé de son sens et de sa grâce.
Le jeu remarquable des comédiens n'empêchera pas la transformation d'une pépite en vulgaire calcaire.
Etats-Unis, 2007. Réalisation : Marc Forster. Scénariste : David Benioff, d'après l'oeuvre de Khaled Hosseini. Avec : Khalid Abdalla, Homayon Ershadi, Zekeria Ebrahimi, Ahmad Khan Mahmidzada. Durée : 2h20mn.