Le Salon du Cinéma 2008

Du 18 au 20 janvier 2008 s'est tenue à Paris la deuxième édition du Salon du Cinéma à la porte de Versaille.
Je m'y suis rendue, dimanche, interessée par un salon qui se propose de me faire rencontrer tous les acteurs de ce milieu : comédiens, réalisateurs, monteurs, maquilleurs, cascadeurs, écoles audiovisuelles...
Apercevoir des comédiens n'étaient pas ma priorité, d'ailleurs heureusement car à part Dany Boon, je n'ai croisé personne. Il faut dire que je n'ai pas réussi à me lever suffisamnent tôt pour assister à la rencontre avec les comédiennes de la Graine et le Mulet, dommage !
J'ai réussi à assiter à un cours sur la Nouvelle Vague, animé par Michel Marie, auteur d'un des premiers livres édités sur le sujet et professeur à la Sorbonne Nouvelle à l'UFR de Cinéma et Audiovisuel. Avec savoir faire, il est revenu sur la naissance et sur l'histoire du teme "Nouvelle Vague". Loin des clichés, il a ensuite tenté de nous faire découvrir deux films "Orfeu Negro" de Marcel Camus et "Moi, un Noir" de Jean Rouch, méconnus du grand public, et atypiques par rapport aux certains codes qu'on a pu attribuer au genre.
Ensuite, dans la foulée, j'ai assisté à une conférence qui s'intiltulait "Comment diffuser son court métrage ?", animé par Didier Kiner, membre actif de l'Agence du Court Métrage. D'entrée de jeu, il nous a annoncé qu'il ne nous renseignerait pas vraiment sur les divers moyens de diffuser un Court. Déception, car l'intitulé de la conférence nous le promettait ! Lui, il était là pour nous parler de l'Agence du Court Métrage qui se veut l'équivalent d'une société de distribution pour les Longs. Elle fait le lien entre les productions et les diffuseurs (salles de cinéma, festivals...) Mauvaise nouvelle, l'Agence ne s'occupe pas des films existants uniquement sur supports numériques ! Si vous voulez en savoir plus sur leur activité, c'est ici www.agencecm.com/index.html.
Je suis partie avant la fin de cette intervention, ne trouvant pas vraiment ce que j'étais venue y chercher.
Après un petit tour du côté des écoles de cinema, j'ai eu faim. Et là je dois dire que le catering n'était pas terrible. Un seul stand de sandwichs, très chers ! D'une part, les prix pratiqués dans ce genre de situation sont excessifs et d'autre part, il n'y a aucun choix.
Avec quelques aigreurs d'estomacs, j'ai exploré la salle de projection consacrée en majeur partie à des films d'école puis j'ai écouté une partie du concert de musique de films d'Emir Kusturica.
A ce stade de la journée, certaines attractions commencaient à prendre du retard et je n'ai pas pu eu le courage d'attendre le cours sur le Montage, qui avait l'air pourtant intéressant. Je suis donc rentrée chez moi, un peu dubitative.
J'ai trouvé que ce salon s'adressait au grand public, en tout cas pour la partie qui lui était réservée. Ne travaillant pas dans la presse, n'étant pas une personnalité du milieu et ne m'étant pas acquitée d'un billet Espace Pro à 50 euros, je n'ai pas eu accès à la partie professionnelle du salon. Je ne sais donc pas réellement l'impact d'une telle manifestation à ce niveau, ses enjeux et ses résultats.
Comme toujours dans un salon, si on a un objectif particulier, comme de rencontrer un interlocuteur en particuler ou d'en rencontrer plusieurs d'un seul coup, la démarche peut-être enrichissante. Sinon, ne vous en voulez pas d'avoir raté cette édition, on peut obtenir beaucoup d'informations en se renseignant par soit même : internet, téléphone, lecture, supports video...
Ce salon permet essentiellement au public, pour la partie non professionnelle, un premier contact réel avec l'univers du cinéma. Il assouvit un peu sa curiosité pour l'envers du décors.
Dommage que certains stands ressemblaient davantage à des animations de foire (sur les professions de maquilleur et de cascadeur notamment) qu'à une démonstration artistique. De plus, ces stands là étaient très bruyants et gènaient le suivi d'autres stands plus discrêts. Peut-être un défaut des hangars où l'acoustique y est très amplifiée ?!
En revanche les ateliers pour enfants avaient l'air à la fois ludiques et pédagogiques. Ils ont pu s'initer au bruitage, au film d'animation, à l'histoire du début du cinéma, à la création d'un petit film...
Bilan, si vous êtes un amateur, ce salon vous satisfera. Si vous voulez faire partie de ce milieu ou si vous l'êtes déjà, être muni d'une accréditation pour la zone professionnelle doit être plus productif !
Si vous voulez plus d'infos sur le salon, c'est ici : www.salonducinema.com/