La Fabrique des sentiments
Eloïse, clerc de notaire, 36 ans, intelligente, indépendante et sensible cherche homme de son âge et plus, ayant une situation professionnelle similaire pour construire une relation durable et pleine d'amour.
C'est à peu de chose près les désirs de cette jeune femme lorsqu'elle s'inscrit à un speed-dating afin de trouver "l'âme soeur".
Le bonheur se cache t'il derrière le visage d'un des inconnus présents ce soir là qui virevoltent à sa table toutes les 7 minutes ou plus simplement au détours d'une rue ?
Qu'est-elle vraiment venue chercher ? Son bonheur ou une idée du bonheur ?
Voici le sujet de ce film qui est loin d'être une comédie même si par instant on a envie de sourire. Si vous êtes venus trouver du réconfort, vous vous êtes trompés de salle obscure. Pas de formules magiques ici, que des interrogations et le constat froid que si pour certain l'amour est simple, pour d'autres c'est très compliqué.
"La Fabrique des sentiments" ne traite pas des nouveaux moyens de rencontres. Il nous parle de solitude, de l'envie de fonder un foyer et de la difficulté d'être en adéquation avec ses désirs rêvés et ses désirs viscérales.
Elsa Sylberstein incarne parfaitement cette jeune femme qui se débat avec elle-même. Jacques Bonnaffé est son parfait pendant.
Malgré leur talent, et malgré de bons moments comme la mise en scène d'un rêve psychanalytique qui élabore une comparaison très intéressante entre l'entretien d'embauche et le rendez-vous amoureux, cette démonstration des mystères de l'individu et de sa capacité à être en couple, aurait mérité un peu plus de rythme.
France, 2007. Réalisation : Jean-Marc Moutout. Scénariste : Jean-Marc Moutout. Avec : Elsa Zylberstein, Jacques Bonnaffé, Bruno Putzulu, Anne-Katerine Normant. Durée : 1h44mn.